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Gestion quantitative

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Dans notre région méditerranéenne, à étés chauds et secs , l'agriculture ne peut pas être qu'une agriculture pluviale, elle doit aussi être une agriculture irriguée. C'était vrai de tous temps, ça l'est encore plus aujourd'hui avec les changements climatiques. L'eau est donc une ressource à gérer (on parle d’eau quantitative) et qu’il s’agit de mettre à disposition des agriculteurs qui en ont besoin (par les réseaux d’irrigation, par les stockages d’eau, par les forages, par la récupération d’eau de pluie, etc). On le sait au moins depuis les colonisateurs romains de la Narbonnaise qui créèrent les premiers aqueducs dans ce qui allait devenir le Languedoc. Plus tard, les conquérants arabes, loin d’apporter la destruction, nous apportèrent une innovation technique : la noria, celle-là même qui, avant d’être remplacée par les éoliennes, permettait à nos grands parents de puiser de l’eau en utilisant l’énergie animale d’un âne ou d’un cheval. Via les végétaux, l’eau d’irrigation utilisée par les agriculteurs est « recyclée » dans le cycle de l’eau, entretenant autour des cultures un microclimat de fraîcheur et permettant l’installation et la vie, autour des zones irriguées et des canaux d’irrigation ou dans ces mêmes canaux, véritables oasis et barrières efficaces contre les incendies, d’une faune et d’une flore aquatique et piscicole abondante et variée

Les premières ASA, organisations d’irrigants, virent le jour en Languedoc, dans la région de Narbonne, au début du 19ème siècle. La gestion quantitative de l’eau, c’est donc une vieille histoire dans notre département, déployée de Pierre-Paul Riquet le génial ingénieur du canal des 2 mers et du Midi aux retenues de stockage des pyrénées (convention de Matemale) et de la montagne noire, prolongée tout récemment par les grands travaux d’Aqua Domitia.

Au vu des enjeux présents que sont l’alimentation en eau potable, l’agriculture et la navigation, une réflexion concertée de la gestion quantitative de l’eau a été souhaitée au travers de l’élaboration d’un Plan de Gestion quantitative de la Ressource en Eau (PGRE). Dans ce cadre, la Chambre d’agriculture de l’Aude prend toute sa place en développant ou en accompagnant de nombreux projets destinés à rendre la ressource accessible pour tous dans un contexte de déficit hydrique quantitatif du bassin versant de l’Aude estimé à 37 millions de m3 par l’étude d’évaluation des volumes prélevables globaux (EVPG) réalisée en 2013.

Contact Chambre

Bruno Peyras

Chef de service eau et agronomie

Tél : +33 4 68 11 79 62