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Bio et méthodes alternatives de lutte contre les maladies et ravageurs

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Le nouveau plan Ecophyto II réaffirme un objectif de diminution du recours aux produits phytosanitaires de 50% selon une trajectoire en deux temps : une réduction de 25% d’ici à 2020, reposant sur l’optimisation des systèmes de production, et une de 25% supplémentaires à l’horizon 2025, qui sera atteinte grâce à des mutations plus profondes.
 
Pour réduire cette utilisation de produits phytosanitaires, de nombreuses solutions existent et peuvent être proposées. Parmi elles :
 

  • Modulation de la dose des produits phytosanitaires (OPTIDOSE)
  • Réglage et optimisation de la pulvérisation
  • Modélisation des risques
  • Prophylaxie, conduite, travaux en vert
  • Variétés résistantes ?
  • Le recours à des solutions de traitements à moindre impact sur l’environnement et la santé : Bio, Biocontrôle

 
Lutte contre les maladies et ravageurs en Viticulture Biologique

Le cahier des charges de l’agriculture biologique proscrit tout emploi de produit issu de la chimie de synthèse.

Les fondamentaux de la lutte en AB sont :

  • une approche globale, cherchant à optimiser la relation de la vigne avec son environnement ;
  • le raisonnement de toute intervention ;
  • le caractère uniquement préventif des actions lorsqu’elles sont requises.

Cela induit comme contraintes pour l’exploitant :

  • une vigilance sans faille dans l’observation du vignoble ;
  • la nécessité de refaire les applications de produits après une pluie « lessivante », les spécialités étant toutes de contact ;
  • une très bonne technicité.

Des contraintes techniques spécifiques pèsent également sur :

  • la lutte contre le mildiou (dose maxi de cuivre) ;
  • la lutte contre la flavescence dorée (dispositions particulières de la lutte obligatoire).


Le biocontrole, une méthode de lutte alternative:

  • Le biocontrôle est l’ensemble des méthodes de protection des végétaux qui utilisent des mécanismes naturels.
  • Il vise à la protection des plantes en privilégiant l’utilisation de mécanismes et d’interactions qui régissent les relations entre espèces dans le milieu naturel.
  • Ainsi, le principe du biocontrôle est fondé sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs plutôt que sur leur éradication.
  •  Ces produits sont classés en 4 grandes catégories:
    • Macroorganismes: concerne des organismes vivants de taille macroscopique: nématodes, insectes, invertébrés, vertébrés… Cette catégorie ne se retrouve pas dans la liste biocontrôle (qui ne compile que les produits PPP).
    • Microorganismes: concerne les organismes vivants microscopiques (bactéries, levures, champignons, virus…)
    • Médiateurs chimiques: regroupe les molécules de communication (kairomones) ou de comportement sexuel (phéromones).
    • Substances d’origine naturelle (végétale, animale, minérale): catégorie très vaste regroupant de nombreuses origines et nombreux mode d’action.

Hormis la catégorie «macro-organismes», les produits de biocontrôle sont des produits phytopharmaceutiques (PPP), soumis à homologation et Autorisation de Mise sur le Marché. Le statut biocontrôle est attribué aux produits par rapport à une liste de critères tels que l’exclusion de certaines mentions de danger envers l’environnement et la santé, l’origine naturelle des substances actives...

Avantages du BIOCONTROLE pour le viticulteur

Le sens de l’histoire est de poursuivre les efforts accomplis, mais aussi de communiquer pour rassurer le consommateur

  •     Moins d’impacts sur la santé et l’environnement : intérêt pour le personnel, les riverains…
  •     Pas ou peu de délai de ré-entrée
  •     Délai avant récolte minimal pour certains produits (anti-botrytis)
  •     Moins de résidus


Le biocontrôle et l’agriculture biologique

La protection en AB n’est pas liée au statut biocontrôle ! (et inversement)

Les produits listés comme biocontrôle ne sont pas tous utilisables en AB (Cahier Intrants INAO/ ITAB)

Les produits utilisés en AB ne sont obligatoirement biocontrôle

La confusion sexuelle

La pression sociétale et les enjeux environnementaux tendent à faire émerger de réelles solutions alternatives à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

Parmi ces solutions innovantes, la confusion sexuelle, classée « biocontrôle », devrait prendre peu à peu une place d’importance dans l’itinéraire technique de protection de notre vignoble vis-à-vis de son principal ravageur direct l’Eudémis.

Cette méthode de lutte utilisée depuis la fin des années 90 en vigne connait un engouement certain, chez nos voisins suisses et allemands ou respectivement 60 à 65% des surfaces viticoles bénéficient de cette technique. Pour notre département l’année 2018 marquera une hausse très importante des surfaces concernées puisque plus de 20 000 ha utilisent cette méthode.

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